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SOUVERAINETÉ POUR LA NATION CABINDAISE PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Terra Cabinda   
Vendredi, 09 Mars 2012 22:14

SOUVERAINETÉ POUR LA NATION CABINDAISE

Plusieurs célèbres penseurs du contracte social ont tiré des différentes conclusions sur la nature de l’autorité politique et parmi eux nous aimerions citer John Locke (1632 – 1704), considéré père du libéralisme, qui a évoqué « les droits naturels » utilisés dans la Déclaration de l’Indépendance des États-Unis d’Amériques, qui maintenant résonne dans plusieurs documents importants comme dans le préambule de la Déclaration Universelle des Droits Humains de 1948 qui affirme que « la reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leur droits égaux et inaliénable constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde ». Il serait aussi approprié mentionner Jean-Jacques Rousseau (1712 -1778), qui a évoqué la souveraineté collective au nom de « la volonté générale », c’est à dire, tout le pouvoir appartient au peuple, source primaire, unique et exclusive de la souveraineté, à se manifester à travers la volonté générale exprimée.


Il n’y a pas de doute que la volonté générale d’une nation est toujours correcte, inaltérable et pure, donc, elle vise toujours un bien commun pour toutes les parties intégrantes de la société au contraire de la volonté individuelle qui peut être trompeuse et égocentrique.

A partir de 1789, les institutions politiques ont commencé à se structurer sur base du principe de la volonté générale, qui en pratique, reflète la volonté de la majorité du peuple ou de la nation. En cette même année l’Assemblée Nationale de la France a adopté la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen qui affirme dans son article 6: « la loi est l’expression de la volonté générale ».

Nous rappelons que déjà dans la société médiévale le roi avait des pouvoirs limités dans son origine primaire, se disait établie en Dieu ; dans l’ordre des faits, approuvé par l’approbation des gouvernés ; limité de par la loi ; par les impératifs d’ordre moral: < rex eris, si recte facies si recte non facies non eris > du latin, qu’en Français signifie: < tu seras roi si tu procèdes correctement, si tu ne procèdes pas ainsi, tu ne le seras pas>. Le pouvoir du roi était aussi limité par les autonomies des groupes sociaux (corporations) et des communes (villages médiévales) qui avaient acquis une certaine autonomie en relation au système féodal, avec des droits propres reconnus par son seigneur dans une lettre.

Il est clair que bien que le roi exerçât la suprême suzeraineté, le pouvoir du roi n’annulait pas les pouvoirs des suzerainetés de subordonnées. À base de ces limitations le juriste médiéval, Henry Bracton (1210 – 1268) a énoncé, au siècle XIII, le principe de l’ « État de Droit » qui évoque que le droit fait le roi. Donc, il convient au roi de retourner au droit ce que le droit lui a donné, à savoir, domaine et pouvoir.

C’est la nation (peuple) qui est intitulé à exercer la souveraineté ou la délègue volontairement, sans toute coercition ou imposition étrangère, et de la récupérée dans des termes légaux. Depuis 1963 la Nation Cabindaise exprime, de forme ouverte et organisée, sa volonté générale de récupérer la souveraineté qui s’est déléguée au Portugal, et depuis 1974 rejette l’occupation angolaise menée à bien par les forces du MPLA.

Aucun peuple ne doit être gouverné par autrui à qui il n’a pas attribué le droit de le faire en son nom, et même quand ce droit est attribué celui qui l’exerce il a aussi l’obligation de retourner à la provenance quand il le faut.

<L’Assemblée Générale des Nations Unies en adoptant et proclamant le 10 Décembre 1948 la « Déclaration Universelle des Droits Humains » comme l’idéal commun à être atteint par tous les peuples et nations, avec l’objectif dont chaque personne et chaque organe de la société, tenant toujours en compte cette Déclaration, s’efforce, à travers de l’enseignement et de l’éducation, promouvoir le respect à ces droits et libertés, et, par l’adoption des mesures progressives de caractère national et international, pour assurer sa reconnaissance et son observation universelles et effectives, tant entre les peuples des mêmes États Membres, que entre les peuples des territoires sous sa juridiction>
.
On comprend que l’organisation des Nations Unies (ONU) assumait ici de forme solennelle une responsabilité, d’être le garent de son implémentation, devant toutes les nations du monde, grandes et petites, fortes et faibles, développées et en voies de développement, colonisées et sous occupations étrangères ou victimes de la discrimination interne des pouvoirs institués, et de les garantir indépendamment de la couleur.


La Nation Cabindaise fut internationalement reconnue par la conférence de Berlin en 1885 et est, maintenant, reléguée à un oubli quasi-total par l’ONU.

Les réfugiés cabindais de part le monde sont abandonnés à leur sort, avec accent particulier sur les territoires voisins du Congo Kinshasa et Brazzaville, dépourvus de l’assistance du HCR qui les a reçus sur ces territoires comme réfugiés cabindais et maintenant on les oblige à retourner comme des angolais dans le cadre d’un programme tripartie de convenance angolaise, sans la moindre garantie des droits de la Nation Cabindaise. Depuis l’occupation du territoire par les forces du MPLA, qui gouverne l’Angola, le Cabinda vit la pire répression jamais vécue pendant la domination portugaise.

Néanmoins, pendant la domination portugaise au Cabinda, la question du Cabinda a été l’objet des auscultations et discussions séparées dans le Comité pour la Décolonisation de l’ONU et par l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA), actuel Union Africaine (UA) de forme distincte de la question de l’Angola.

Nous ne croyons pas que les sociétés modernes soient d’accord que le monde s’est rétrogradé, seulement, avec le Cabinda en ce qui concerne le concept de la souveraineté parce qu’on assiste à des interventions des Nations Unies et des pays plus industrialisés du monde dans d’autres pays ou territoires dans le sens de la restitution de la dignité humaine et droits naturels de plusieurs nations, que nous applaudissons, comme ce qui est  arrivé avec le Timor Est, le Kossovo, le Sud-Soudan et récemment en Lybie et des actuelles pressions coordonnées sur le régime militaire de Myanmar et en Syrie.

Néanmoins, aucun mot n’est prononcé sur la Nation Cabindaise, asphyxiée par le régime du MPLA (Angola) sous le regard et complaisance des superpuissances qui devraient exiger la fin de cette barbarie, témoignée par les corporations de ces superpuissances!

Est-ce que le Cabinda n’entre pas dans la catégorie de membre de la famille humaine ou le MPLA (Angola) se place au dessus des normes internationales, inclue la Déclaration Universelle des Droits Humains – sera-t-il  ça qui justifie ce silence?

L’union des peuples ou des nations dans toute situation, même en étant du cosmopolite, doit être consentie et non forcée; négociée et jamais imposée. Ceci est basique où la dignité et les droits humains sont pris en compte.


Aucune nation ou peuple n’a le droit d’infligé tant du mal ou d’humilié, ou de projeter l’extinction d’autre nation avec impunité, comme ça se voie au Cabinda. Pourquoi le silence de l’ONU et du monde développé sur le Cabinda?

Les différences entre les nations doivent être facteur de stimulation nécessaire pour atteindre des solutions multilatérales équilibrées qui bénéficient aux nations engagées et l’humanité en général, et non pour cautionner de positions unilatérales désajustées.

On augure que l’engagement des Nations Unies et des superpuissances à la dignité humaine et aux droits naturels de l’homme soit non équivoque, sans regard pour qui est la victime et qui est le perpétreur. Donc, ce qui est bon pour les autres nations est aussi bon pour le Cabinda, et vice-versa.


Mise à jour le Jeudi, 22 Mars 2012 19:30
 

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