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Le référendum du Sud Soudan PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Terra Cabinda   
Vendredi, 07 Janvier 2011 11:40

Le référendum du Sud Soudan Probablement à Mener à la Création du Nouvel État Africain.

JUBA, SOUTH SUDAN, Jan 3 (BERNAMA-NNN-IRIN) --un référendum au Sud-Soudan depuis ce dimanche est susceptible de conduire à la création d'un nouveau pays--le premier en Afrique depuis l'Érythrée a obtenu son indépendance de l'Éthiopie en 1993--mais beaucoup de travail reste à faire pour assurer que la séparation est plus pacifique que celle de la Corne de l'Afrique voisins.

« C'est comme un divorce, » l’Aumônier Kara Yokoju, professeur à l'Université de Juba dans cette capitale du Sud-Soudan et spécialiste en relations internationales, raconte IRIN dans la capital du Sud.

IRIN, le réseau d'information régionale intégrée, est un projet indépendant, à but non lucratif du Bureau des Nations Unies pour la Coordination des Affaires Humanitaires (OCHA).

« Une fois terminée, vous devrez peut-être vendre la maison afin que chaque partie prend là quelque chose. Vous ne pouvez pas diviser la maison et les briques en deux et donner à chaque partie certains à emporter », ajoute-t-il.

« Les bases d'une relation constructive de post référendum sont encore à être élaborées, » prévient l'International Crisis Group dans un nouveau rapport, ajoutant que le rythme des négociations à ce jour est un    « motif d'inquiétude ».

L'année dernière, hauts fonctionnaires du Parti National du Congrès (PCN), qui est au pouvoir à Khartoum et le Mouvement  de Libération du Peuple Soudanais (SPLM), qui dirige le gouvernement du gouvernement semi-autonome du Sud Soudan (GoSS), ont réunis pour discuter des questions cruciales telles que la citoyenneté et la  nationalité ; gestion des ressources naturelles, monnaie ; l’actif et le passif, sécurité ; et les traités internationaux.

« Négligeant le terrain pour des relations positives post référendum pourrait être myope et éventuellement une recette pour conflit renouvelé, » déclare l'ICG.

Une autre guerre au Soudan pourrait coûter le pays et ses voisins 100 milliards de dollars en perte de production économique ainsi qu'une assistance humanitaire et de maintien de la paix, selon un rapport commandé par Aegis Trust, un organisme de bienfaisance basée à Londres.

L'Éthiopie et l'Érythrée sont allées à la guerre entre 1998 et 2000.

Le conflit a été déclenché par une dispute frontalier, mais ce suivi des années de monter de tension sur les questions économiques et politiques non résolues, couplées à une rupture dans les relations entre les leaders des deux pays, anciens frères d'armes.

Il n'y a encore aucun signe de détente.

Au Soudan, les craintes de conflit frais ont une fondation. Le 25 novembre 2010, l'armée du Sud, l'Armée de Libération du Peuple Soudanais (SPLA), a accusé les Forces Armées du Nord Soudan de monter une attaque de l'hélicoptère de combat sur deux postes de SPLA au nord de l’État de Bahr el-Ghazal.

Un porte-parole de SPLA dit l'incident présumé, refusé par Khartoum, était parmi plusieurs provocations ouvert   « conçus pour faire glisser le Soudan de retour à la guerre, pour justifier l'impossibilité de mener le référendum ».

Donnant un exemple des détails qui doivent être aplanies, Yokoju, le professeur à Juba, explique: « le Sud a l'huile mais le Nord a le pipeline pour vendre.

Ainsi, le Sud et le Nord devront négocier.

Le Sud pourrait éventuellement louer le pipeline et donner quelque chose au Nord.

Outre ses relations avec Khartoum, Sud-Soudan a également beaucoup de travail à faire pour mettre ses affaires intérieures dans l'ordre.

« Si le Sud vote pour la sécession, nous devrons apprendre à se comporter comme une nation. Mais le premier défi sera celle du leadership. Nous avons besoin d'un nouveau système démocratique où tout le monde joue un rôle », dit Yokoju, faisant allusion aux plaintes que le SPLM a monopolisé le pouvoir.

Jok Madut Jok, Sous-secrétaire au Ministère Soudanais du Sud de la Culture et du Patrimoine, affirme que son gouvernement devra travailler dur pour répondre aux aspirations de ses citoyens.

« Les attentes de notre peuple, surtout les rapatriés, sont très élevés, et certaines choses qu'attendent relèvent de la capacité du gouvernement à mettre en œuvre.

Les rapatriés en particulier ont défis de trouver l'hébergement, les services sociaux et les aliments, il raconte a IRIN.

« Dans le cas où les gens votent pour la sécession, nous prévoyons de donner la priorité à la sécurité et à la primauté du droit.

Nous donneront également la priorité au développement économique, notamment les infrastructures, développement social et humain, notamment la santé, l'éducation et développement du capital et à encourager l'investissement étranger », a-t-il dit.

« Il y a des promesses tangibles qui nécessitent des investissements financiers massifs. Malheureusement, la capacité du gouvernement à leur satisfaire est limitée.

Donc devront gérer les attentes ».

Un observateur basé à Juba, qui a demandé l'anonymat, déclare en cas de sécession, un gouvernement exhaustif devra être formé pour préparer des élections dans le Sud.

Il note: « La CPA (accord de paix global signé en 2005 qui a mis fin à la guerre civile du Soudan entre Nord et Sud) cesse d'avoir effet le 9 juillet 2011». 

« Qui est quand l’exécution du résultat du referendum va commencer ».

Après le 9 Jan (la date du référendum), il y aura des formalités constitutives comme quelqu'un proposant une motion au Parlement à Khartoum, pour la dissolution du Gouvernement d'Union Nationale.

« Puis le structures du CPA doivent être dissous en juillet, y compris le Conseil de Défense Commune, le Conseil d’Administration du Pétrole et, en fait, le gouvernement de Salva Kiir (Président du Sud Soudan).

Récemment, plus de 20 partis étaient réunis dans le Sud pour discuter les options ».

Un diplomate occidental à Juba, déclare que le gouvernement du Sud Soudan devra, en cas de sécession, d’améliorer sa capacité à gouverner et à gérer des conflits localisés entre les communautés.

Il faudra également renforcer les mécanismes de responsabilisation, attirer des gens plus qualifiés de la diaspora pour aider à diriger le pays et d'encourager l'investissement privé.

« Tout d'abord, le gouvernement aura à établir des institutions de travail dans le Sud, » il raconte a IRIN.

«Par exemple, de nombreux rapatriés bénéficiaient de l'enseignement et des soins de santé gratuit pour leurs enfants dans le Nord.

Maintenant ils sont retournés pour trouver le système scolaire dans la confusion.

Qu’est ce qui va arrêter ces personnes de retourner au Nord? »

Généralement, les violences intercommunautaires dans le Sud du Soudan, selon UN OCHA, avaient décliné en 2010.

Les raids et de conflits sur la pâture pour le pâturage de bovins et de l'eau avaient diminué avec l'apparition de pluies récentes. Mais les tensions politiques et ethniques demeurent élevées dans certaines régions.

Entre juillet et septembre 2010, plus de 150 personnes ont été tuées dans divers incidents et plus de 25 000 personnes déplacées partout au sud du Soudan.

Ces incidents ont haussés le total cumulé de nouvellement déplacées à plus de 212.000 de Sud Soudanais en 2010.

« Indépendamment des résultats, il existe des préoccupations croissantes autour de l'impact humanitaire du référendum.

Le risque d’éclosion de conflit dans les zones contestées et plus particulièrement le long de la frontière Nord-Sud reste extrêmement élevé “, note la Fédération internationale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge.

Un autre observateur, qui souhaite rester anonyme, affirme une décision de faire sécession aura également des ramifications dans le Nord.

« Le parti au pouvoir devra comprendre comment gouverner aux côtés d'un nouveau pays sculpté de lui-même. Et le Nord est au courant que les gens sont profondément en colère sur la façon dont elles ont été traitées depuis 40 ans.

Le Président Omer El-Béchir aura à gérer cette situation de façon intelligente, » explique-t-il.

«Khartoum Aime de cracher le feu, mais ne voudra pas aller en guerre avec le Sud cette fois-ci. Les deux parties connaissent le coût de la guerre.

Le Nord peut plutôt essayer à déstabiliser le Sud par le biais de procurations localisées pour créer l'impression que le sud ne peut pas gouverner lui-même».

Le résultat du référendum, ajoute l'observateur, aura également une incidence sur la situation au Darfour, dans l'ouest du Soudan et dans l'est du Soudan.

« Au Darfour, il pourrait encourager une lutte sécessionnistes ou libérer des ressources que Khartoum pouvait déployer pour résoudre ce problème », ajoute-t-il.

Un analyste de l'Institut d'Études de Sécurité en Afrique du Sud semble indiquer que les problèmes que Soudan traverse représentent une question plus large de la gouvernance.

Selon Nompumelelo Sibalukhulu, « la tâche fondamentale face à Soudan est de surmonter l'incapacité des gouvernements depuis l'indépendance et de transformer le Soudan en une société inclusive égale, en égalisant la répartition des richesses et partager les avantages du pouvoir politique ».

                                                 BERNAMA-NNN-IRIN

                                           [Traduit par Terracabinda]

Mise à jour le Lundi, 07 Février 2011 20:50
 

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