Main Menu

Quel est ton opinion
 


Designed by:

Reculer pour mieux sauter PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Terra Cabinda   
Vendredi, 01 Août 2014 10:59

 

 

Les derniers sommets de L’Union Africaine (UA) ont été caractérisés par deux aspects notamment, l’éventuel retrait collectif de la Cour Pénale internationale (CPI) et de la création du Fond Monétaire Africain (FMA) supposant l’idée d’abandonner le Fond Monétaires International (FMI). L’Afrique peut-elle s’isolé des institutions onusiennes? Si oui, quel objectif peut-elle atteindre?

 

On se rappellera que l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA) est issue de l’aspiration vers l’idéal d’unité prônée par les Pères de l’indépendance d’Afrique pour donner en unissons une voix crédible et représentative de l’Afrique pour l’émancipation de l’Homme Africain. Du 22 au 25 mai 1963, 30 pays africains ont participés dans la capitale éthiopienne à la conférence constitutive de l’OUA qui a marqué l’avènement de la première organisation panafricaine. Sa Charte définit les objectifs, principes et institutions, notamment l’éradication du colonialisme et la lutte contre la discrimination raciale. Ses premières résolutions concernent donc la lutte contre l’apartheid et celle des mouvements de libération.

 

L’OUA a parmi ses missions celle de renforcer l’unité et la solidarité entre les Etats africains, de coordonner la coopération pour le développement, de préserver la souveraineté et l’intégrité territoriale des Etats membres, selon la charte approuvée pour la totale décolonisation de l’Afrique, et de favoriser la coopération internationale dans le cadre des Nations Unies. A travers son Comité de coordination pour la libération de l’Afrique, l’OUA soutient l’émancipation des peuples africains sous domination coloniale ou étrangère (territoires non-autonomes).

 

Dès sa création, l’OUA accorde une attention spéciale au règlement pacifique des conflits interafricains. Une Commission de médiation, de conciliation et d’arbitrage est mise en place à cet effet, mais ses moyens étant limités, l’organisation recourt parfois à des conseils de sages ou comités ad-hoc pour tenter de trouver des solutions aux différends. Une Charte africaine des droits de l’homme et des peuples est adoptée au sommet de 1981, à Nairobi, et conduit à la création en 1986 de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples.

 

L’organisation continentale a fourni un forum à ses Etats membres pour adopter des positions coordonnées sur des questions communes dans les instances internationales et défendre les intérêts du continent. Ses initiatives ouvriront la voie à la naissance de l’Union africaine en juillet 1999, et lancée officiellement au Sommet de Durban en 2002, sensée d’accélérer et approfondir le processus d’intégration économique et politique sur le continent. Son Acte constitutif prévoit des organes et institutions inspirés notamment du modèle de l’Union européenne qui adhère inconditionnellement aux droits de l’homme et des peuples prôné et sauvegardé par l’Organisation des Nations Unies (ONU) dans le plan global.

 

La vision de l'Union Africaine est de ‘bâtir une Afrique intégrée, prospère et en paix, dirigée par ses citoyens et constituant une force dynamique sur la scène mondiale ou tout homme et peuple africain se sent dignifié et maitre de son destin’.

 

L’on comprendra mal que sous prétexte de l’UA, quelques dirigeants africains, par peur d’être rattrapés par les atrocités commises contre leurs propres peuples, leurs voisins et d’autres africains, veulent influencer les autres à vouloir tourner le dos à une instance comme la CPI reconnue par l’ONU et même l’UA. Au contraire, les leaders africains devront comprendre que l’on ne pourra jamais bâtir une vraie Afrique sachant que quelque part, dans l’histoire africaine, il existe de failles, d’impunités et lacunes que seule la justice pourrait y remédier pour le salut et l’avancement prospère vers l’unité et la paix recherchées par tous. L’UA devra reculer pour mieux sauter, en d’autres termes, revoir ses objectifs fondamentaux.

 

La parole de Dieu nous dit, ”Mon peuple périt par manque de connaissance ” (Osée 4:6) - Un exemple d’ignorance qui tue, le Cabinda.

 

L'OUA (actuel Union Africaine) a accepté et approuvé avec l'appui de l'Organisation des Nations Unies (ONU) ‘la carte de la décolonisation totale de l'Afrique’, sur laquelle le Cabinda est classé 39ème État et l'Angola 35ème État, tous les deux intitulés à l'indépendance de forme séparée. Ceci est documenté et connu de tous.

 

Aujourd’hui, le Cabinda est occupé militairement et illégalement annexé par l’Angola, et endure des atrocités sans précédentes sans que l’UA ne dise un mot. C’est l’omertà total qui laisse le monde confus de voir l’UA sans réaction face aux multiples violations des principes qui justifient son propre existence.

 

Il est regrettable que la politique belliciste pratiquée par l’Angola au Cabinda, dans le bassin du Congo et dans d’autres régions sur le continent africain soit d'intimider l'Union Africaine, voir même les Nations Unies et des reconnus et respectés voix des défenseurs des droits de l'homme et des peuples sur le sort du peuple Cabindais.

 

Le problème du Cabinda n'est pas et ne sera jamais une affaire interne de l'Angola. Il implique une dimension internationale et donc, la solution de celui-ci nécessite l'implication de l’UA, l’ONU et des voix des défenseurs des droits de l’homme et de peuples. Même s’ils ne le feront pas pour corriger le mal infligé contre le peuple Cabindais, qu’ils le fassent au moins pour interpeller l’Angola que la satisfaction de ses ambitions sur le Cabinda ne doivent pas nécessairement être au prix de la destruction de ce peuple, car les cabindais sont aussi des humains qui méritent la protection par les lois internationales comme n’importe tout autre peuple vivant sur cette planète.

Mise à jour le Vendredi, 01 Août 2014 13:28
 

Don

Oui, je voudrais aider le fait d'exprimer la situation difficile du peuple réprimé et marginalisé de Cabinda.

Le Forum Libéral pour l'Émancipation de Cabinda est une organisation sans but de profit et compte sur les cotisations de ses membres, les subventions et les donations des personnes et des organisations philanthropiques amants de la paix, qui comprennent le joug de notre peuple que nous représentons pour soutenir son travail et activités. Votre donation serait une contribution bienvenue pour nous permettre de continuer à assister les aspirations justes et paisibles du peuple de Cabinda et promouvoir leurs droits de l'homme et droit pour l'autodétermination, trouver la solution nonviolente du conflit de Cabinda qui affecte le peuple de Cabinda et apporter la paix et la sécurité pour tous dans le territoire.